“The Square” dynamite le filon de la bien-pensance

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Jamais je n’aurais pensé en sortant de la projection de “The Square” que ce film aurait la Palme d’Or. Et pourtant j’avais déjà la faiblesse de lui remettre ma palme personnelle. D’une part parce que j’avais bien aimé le précédent film de Ruben Östlund “Snow Therapy” qui mettait à bas cette « bien-pensance », mieux cette “bienveillance” que nous considérons comme acquise. Il continue ici d’exploiter le filon à grand coup de dynamite.
La victime cette fois c’est le monde de l’art contemporain. Il l’attaque sur plusieurs fronts j’en garderai deux : celui du décalage entre ce que dit ce que dénonce une oeuvre (avec finesse, brutalité, humour, décalage, provocation…) et l’aspect très conventionnel de tous ceux qui se penchent sur l’art contemporain (conservateurs, directeurs, commissaires d’expositions, journalistes, communicants…). Le deuxième dynamitage, lui, vise le « foutage de gueule » de certaines oeuvres. Et visiblement cela fait mal à certains qui dénoncent les « clichés » trop faciles du réalisateur. Je les invite à lire les catalogues et de certaines expos et ils verront de quels côtés se trouvent les clichés… Le film ne s’arrête pas là, il décortique nos bons sentiments, nos idées reçues, nos absurdités. Il montre dans le détail cette si policée Scandinavie qui subitement résonne si bien à nos oreilles.

 


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