“War Dogs”, ne pas se fier aux apparences

C’est fou les préjugés. On regarde les films à l’affiche et puis oui on a vaguement ce “War Dogs” qui sent à plein nez son “buddy movie – block buster” bref un truc convenu et sans surprise. L’affiche ? La bande annonce ? Les acteurs, bien dans le style de ce qui se fait dans les teen movies ?  Peut-être un peu le tout, en tout cas on se pince un peu du nez en entrant dans la salle et puis on se dit que ça va passer…

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Et bien ça passe très bien. Une histoire vraie à la base, parue dans « Rolling Stone ». Celle de deux jeunes américains qui profitent des miettes des marchés militaires US pour se faire de petites parts de gâteaux certes mais la pâtisserie est gigantesque. Jusqu’à un gros contrat pour alimenter la (re)naissante armée afghane placée sous les bons auspices de l’US Army. C’est là qu’ils vont devoir sortir de leur zone de confort pour se retrouver en terrain très miné. C’est vrai que le réa Todd Phillips (Very Bad Trip) aurait pu creuser encore un peu plus son sujet mais quel tandem que celui de Jonah Hill (“Le Loup de Wall Street”) et Miles Teller (le petit gars qui se fait péter les doigts dans “Whiplash” sous la férule d’un prof de percussion sadique). Ils sont tous les deux remarquables et bien crédibles, le premier dans son rôle de vendeurs d’armes sans foi ni loi. Le second dans celui du loser à qui cette fois on ne la fera plus. En clair ne vous fiez pas aux apparences des bonnes grosses machines marketing des distributeurs américains (ceci dit quand on les compare aux amateurismes de certains distributeurs que l’on trouve par ici, on se demande ce qu’il y a de mieux…).


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