“Ripley”, sobre et efficace

“Ripley” la belle surprise de ce printemps sur Netflix ! Nouvelle adaptation donc des agissements du très trouble personnage d’imposteur créé par Patricia Highsmith dans les années 50 : Thomas Ripley. Bien sûr on a en tête (et si ce n’est le cas rien n’empêche de le revoir) Alain Delon qui campait Ripley face à Maurice Ronet dans “Plein soleil” on était dans les années 60. Suivi une autre adaptation “Le talentueux M. Ripley” en 1999 cette fois-ci avec Matt Damon et Jude Law. 

Petit rappel de l’histoire : Tom Ripley, un escroc new-yorkais qui tire le diable par la queue au début des années 60, est engagé par un homme richissime qui l’envoie en Italie pour tenter de convaincre son fils bohème de rentrer à la maison. En acceptant cette mission, Tom met le doigt dans un engrenage complexe qui va le mener au mensonge, à la fraude et au meurtre. 

Là, on se retrouve dans une mini série en huit épisodes signée Steven Zaillian (qui est aussi un grand scénariste américain) et qui a été tournée, jouée et montée au cordeau. 

Ce voyage vers les bas fonds des pulsions humaines nourries par la cupidité de l’imposteur est angoissant à souhait, et la prestation d’Andrew Scott, qui partage là l’affiche avec Dakota Fanning et Johnny Flynn, participe de cette angoisse.

Pas de grandiloquences, ou d’effets de cinéma, c’est sobre et efficace. A voir absolument 


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