The Dead Don’t Die : la fatalité version Jarmush

Voilà, ça y est, j’ai vu mon premier film de morts-vivants ! Ok il a fallu attendre plus de cinq décennies pour découvrir la petite ville américaine perdue, des ados qui évidemment ne se doutent de rien, des cimetières semi abandonnés qui s’animent à la nuit tombée, le en fait c’est LA croque-mort beaucoup plus déjantée que dans Six feet under, et les conseils avisés d’un post geek spécialiste « tu dois vraiment couper la tête, ou lui faire exploser la tête ». Non je n’ai pas cédé aux appels d’une quelconque culte pour les productions de George Romero mais, et évidemment vous m’avez vu venir on parle ici du dernier film de Jim Jarmush The Dead Don’t Die. Et vous savez quoi ? Même pas peur. Evidemment c’est une comédie. Disons-le tout de suite on a du mal à voir comment ce film s’inscrira dans un quelconque panthéon et encore moins recevoir une quelconque palme. Mais vraiment, au delà d’un scénario qui donne l’impression de n’être qu’un prétexte, on passe un bon moment à (re)découvrir les codes de ce film de genre. Sans parler des multiples références et hommages et de la présence de la « bande à Jim » au grand complet. Au premier rang de laquelle Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, mais aussi Danny Glover, Iggy Pop, Steve Buscemi, Tom Waits… A signaler une étonnante mise en abyme cinématographique. 

En bref, c’est drôle, c’est noir, c’est fataliste et c’est à voir, parce que de toute façon « tout ça va mal finir ». 


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