
“The Lighthouse” est un film de Robert Eggers, déjà auteur de “The Witch”. Pas trop client des films dits d’horreur, je me laisse convaincre par le casting Robert Pattinson, Willem Dafoe ainsi que par un prometteur noir et blanc et une histoire située à la fin du XIXe et dans un environnement marin qui, les deux, m’attirent. Sans parler du prix du jury à Deauville et du prix Fipresci (pas toujours inspiré…) à Cannes.
On commence par la technique (et oui c’est important la technique quand on fait un film sinon on écrit un livre). On a donc du noir et blanc “pour mieux coller à une époque” ai-je lu quelque part, ben voyons la couleur est une invention assez récente… à cette époque les gens vivaient en noir et blanc comme tout le monde le sait. Ceci c’est beau on ne va pas le nier c’est même à la limite du putassier, légèrement racoleur mais passons. On a aussi du format très 4/3 (en fait c’est du 19:16)… pareil, à l’époque ils n’avaient pas encore inventé les 16/9 et autres, c’était l’époque de la télévision quoi (comment ça c’est un anachronisme ?) Alors comment justifier ce choix de format ? On peut aussi ne pas chercher à tout justifier comme on peut aussi décider de ne pas parler d’une oeuvre. Montage et cadrage : qu’est ce que c’est didactique et lourdingue ! C’en est risible par moment, et quand on commence à se marrer là où on ne devrait pas autant dire que c’est raté. On imagine derrière le jeu de Dafoe et Pattinson les indications de Robert Eggers, bref on perd le fil. Sauf celui de la corne du brume et d’une bande son assourdissante, c’est dommage que dans l’effort de la “reconsitution historique” le réa n’ait pas poussé son méticulosité en direction du son, pardi on aurait eu un film muet, et oui à l’époque du noir et blanc ils ne parlaient pas non plus…
