Superbe série que ce “1883”, spin-off de “Yellowstone”, servie par un exceptionnel casting (Sam Elliott, Tim McGraw, Faith Hill, Isabel May). Et quoi de plus normal quand on sait qu’elle a été écrite et réalisée par Taylor Sheridan le désormais grand maître des grands espaces et de personnages trempés

L’avantage avec un titre comme “1883” c’est qu’on a une assez bonne idée de l’année de l’action. Nous sommes donc à la fin du XIXe avec des cowboys qui n’ont peur de rien et qui doivent conduire vers les verts et prometteurs pâturages d’Oregon d’ignares immigrants germanophones tout juste bons à mourir le long de la piste. Si on s’en tenait là, on se demande bien pourquoi on verrait à nouveau une histoire si souvent distillée par le cinéma américain. Et bien on aurait tort.
Et pour cause : à la tête de cette série on retrouve Taylor Sheridan. Ce type a les grands espaces et ses pionniers chevillés au corps et à l’âme. On lui doit notamment les scénarios de “Sicario”, de “Comancheria” et du très enneigé “Wind River” dont j’ai déjà dit dans ces pages le plus grand bien. Que ses westerns soient contemporains ou qu’ils plongent dans les heures mythiques du genre, l’auteur et réalisateur sait y distiller la nature, les grands espaces, des personnages intransigeants, de la violence (beaucoup de violence) et, au passage, de l’amour.
Ce “1883” est un spin-off, celui de “Yellowstone” de ce même Taylor Sheridan lequel est servi par un certain “Danse avec les loups” Kevin Costner. Entre les deux donc un bon siècle et quelques générations de la famille Dutton.
Pour servir la série (je parle de “1883”, je n’ai pas encore vu “Yellowstone”), le casting est une pure merveille. On commence avec le couple Dutton interprété par le très “country music” couple à la ville Tim McGraw et Faith Hill. Ça c’est du solide. Leur fille, jouée par une Isabel May qu’on devrait revoir, est le personnage central, suffragette à cheval avant l’heure et qui n’a peur de rien ni de ces cowboys et indiens dont elle tombe sous le charme. L’autre personnage structurant est joué par Sam Elliot (mais oui le “Stranger” dans le “Big Lebowski). La série s’ouvre alors qu’il tient son colt sous la mâchoire… Il donne ainsi le rythme de ce pour quoi nous parcourons cette vallée de larmes. Au passage, lors d’une interview il a considérablement égratigné le western très nommé aux Oscars de Jane Campion “The Power of the Dog” dont il pense que c’est une “piece of Shit”. Enfin à noter des caméos, ceux de Billy Bob Thornton et Tom Hanks…
Bref je vous recommande chaleureusement cette série où l’on regarde et la vie et la mort en face.
Ph.Mt











