“Le monde après nous”… et sans moi !

Gros buzz en ce moment autour du thriller psychologique “Le monde après nous”. Et quelle déception que ce film produit par les Obama et leur boite de prod. Higher Ground. De l’entre-soi de bon aloi pour dénoncer notre propre misanthropie qui se déchaine alors que le monde tombe dans l’apocalypse… Suivez le lien pour lire l’intégralité de la critique… 

Le buzz du moment c’est ce film “Le monde après nous” traduction française très imparfaite du titre original “Leave The World Behind” réalisé par Sam Esmail (Mr Robot). Mais on n’est pas là pour un cours de version… Donc tout le monde ou presque parle de ce film, pur produit Netflix, pour une raison assez peu courante (en tout ças de ce côté-ci de l’Atlantique où on préfère évoquer les réalisateurs). En effet les deux producteurs exécutifs de ce film ne sont autres que Barak et Michelle Obama.

Au travers de leur société de production Higher Ground, qui a signé un accord avec Netflix, les anciens locataires de la Maison Blanche s’attachent “à raconter les histoires qui incarnent les valeurs défendues qu’ils ont défendu tout au long de leur vie”.

Où l’on apprend donc que les Obama n’aiment pas ce monde de misanthropes qui, de plus, ne respectent pas la nature. 

Le pitch de ce thriller psychologique : “Des vacances familiales sont interrompues par l’arrivée en pleine nuit de deux inconnus cherchant à se protéger d’une cyber-attaque. Tandis que la menace se rapproche, chacun tente de défendre sa place dans un monde qui s’écroule.”

Autant le dire tout de suite j’ai bien aimé les mouvements de caméra, c’est vrai qu’on fini par les remarquer mais bon ne soyons pas trop dur. Je serai moins indulgent sur les messages (pas si savamment) distillés pendant près de deux heures vingt minutes… 

Des exemples ? 

  • et oui sans téléphone portable ni GPS (en effet plus rien ne fonctionne dans ce monde qui par à vau l’eau), “nous sommes complètement perdus”. 
  • l’incroyable regard de ces animaux qui eux savent ce qu’ils font et qui plongent dans les nôtres et donc on ne sait pas s’ils vont se jeter sur nous ou pas (des cerfs et des biches envahissent la pelouse et des flamants roses viennent prendre un bain dans la piscine) 
  • “Le monde avant internet où on se parlait au téléphone”
  • Et que dire de ce cargo qui vient s’échouer sur la plage ? Mais oui il n’a plus de pilote c’est comme le monde ! Où avais-je la tête ?
  • Sur la fin du film c’est moins clair mais je vois que pas mal d’infos circulent sur le net à base de : la fin de “Le monde après vous” expliquée. Je ne sais pas vous mais moi, les débats sur ce que pourrait vouloir dire la fin d’un film, parce qu’il a l’air d’avoir été écrit à la va-vite, ne m’ont jamais vraiment passionné. 

En clair c’est lourd et le jeu du beau casting à base de Julia RobertsMahershala AliEthan Hawke n’arrive pas à sauver le côté bo-bo niaiseux du film. Alors pourquoi parler de ce film adapté du roman de  Rumaan Alam? C’est un peu à cause des Obama cette histoire. Je vois en effet que la critique presse est assez favorable (pas celle du public). Un peu comme si ça ne se faisait pas de toucher l’ancien président. Attention pas de théorie de complot, simplement un entre-soi de bon aloi. Du style, “non ce n’est pas possible, ils (les Obama) n’ont pas pu produire une m., enfin un mauvais film… ?” 

Deux points pour finir, il ne m’étonnerait pas que Julia Roberts soit nommée aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice pour sa prestation dans le film (pour son jeu bien sûr mais aussi pour la raison que je viens juste d’évoquer). Et dans le genre “l’apocalypse nous menace” je préfère de loin “Don’t look up”. 

Ph.Mt.


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