
L’ennui du dimanche matin c’est la messe. Bon c’est vrai aussi que j’ai réglé le problème depuis bien longtemps (et oui il y a eu une époque où on devait, comme beaucoup de monde, aller encore à la messe même si c’était la fin d’une ère catholique précipitée par Vatican II mais c’est une autre histoire). Mais revenons à notre dimanche matin. Donc, ne pouvant écouter la meilleure radio de France histoire de mettre en place les idées matinales, je parle de France Culture consacrée en cette matinée en cultes en tout genre, je glisse vers France Inter (au moins le week-end sur cette radio on est épargné, pas de Léa Salamé) et je tombe en plein milieu de l’émission “Questions politiques” qui a bien du travail en ce moment avec les effets collatéraux du désormais célèbre “mouvement de clarification” initié par Macron en juin dernier.
Et là je tombe sur un torrent de paroles proférées par une femme politique. Je me demande quand elle respire. La voix n’est pas profonde, tout est “en haut”, on est dans l’urgence, la suffisance, la menace. Tout ceci transpire l’automatisme du parler pour parler sur fond d’invectives. La voix est jeune mais ça sent la “professionnelle” de la politique dans tout ce qu’il y a de pire : “moi je sais et vous vous ne comprenez rien”. Elle est en colère contre tout le monde y compris les trois autres personnes sur le plateau Elodie Forest, Nathalie Saint-Cricq et Françoise Fressoz.
Bref un pur produit de l’extrême politique. Je parierai pour une représentante du RN (ex FN) jusqu’à une relance de l’animatrice de l’émission et nous sommes donc en présence de… Mathilde Panot, députée et présidente du Groupe insoumis à l’Assemblée. On a fait quoi pour mériter ça. Ils ont fait quoi à LFI, à part se soumettre à une direction inflexible et hors sol (d’ailleurs ils le sont tous) ? Mathilde Panot ne fera jamais avancer quoi que ce soit si ce n’est elle même. Non vraiment on ne mérite pas ça.
Ph.Mt.
